Tuesday, July 03, 2007

La gauche et les classes populaires.

Thème : Pourquoi la gauche peine-t-elle à mobiliser l'électorat populaire ?

Des éléments de réponse intéressants avec Christophe Guilluy (géographe et consultant en sociologie des territoires). Il avait écrit en 2004 avec Christophe Noyé un Atlas des nouvelles fractures sociales en France.


Source :Marianne

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Sunday, June 17, 2007

Qui sont les députés français par O. Costa et E Kerrouche.

Thème : Les élections législatives.
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Source : AFP.

Deux chercheurs en sciences politiques ont analysé l'identité des députés aujourd'hui dans un ouvrage dont nous avons déjà parlé O. Costa et E. Kerrouche .

Vous pouvez les écouter/télécharger/podcaster la conférence qu'ils ont donné le 12 juin 2007 pour présenter les acquis de leur recherche ici : Qui sont les députés français ? Enquête sur une élite inconnue.

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Saturday, June 16, 2007

Une analyse de la photographie officielle du Président.

Thème : Elections présidentielles.


Olivier Roller commente la photographie officielle du Président de la République pour liberation.fr.

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Friday, June 15, 2007

La composition de l'Assemblée Nationale depuis 1981.

Thème : Elections législatives.

En attendant que le suspense soit levé dimanche sur la composition de l'Assemblée cuvée 2007, vous pouvez toujours regarder cette infographie : La composition de l'Assemblée nationale depuis 1981

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Tuesday, June 12, 2007

Quelles rémunérations pour les personnels politiques ?

Thème : Les rémunérations des personnels politiques.

La grille des traitemenst et indemnités
Qui fixe leurs rémunérations ?
Et en Europe ?
Sur ou sous-payés ?

Source : L'Internaute, novembre 2005.

Tuesday, June 05, 2007

Qui représente qui ?

Thème : La démocratie représentative.

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Les 10 et 17 juin les Français vont élire leurs représentants à l'Assemblée nationale."Représenter ses électeurs, c'est les amener à se reconnaître en soi" écrivent O.Costa et E. Kerrouche, deux chercheurs qui viennent de s'interroger sur le sens de cette "représentation" dans leur ouvrage : Qui sont les députés français ? à paraître aux Presses de Sciences Po en juin 2007 (en savoir plus sur l'ouvrage ici nos députés nous représentent-ils ?, in Le Monde du 4 juin 2007).

Ce que l'on appelle "la représentation nationale" présente en réalité un visage fort différent de celui de la population française ; c'est que beaucoup d'électeurs aiment sans doute à se reconnaître dans d'autres images que la leur propre.

Quelle est l'origine sociale des députés ?
L'origine sociale des maires de France
Profil type du député sortant

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Monday, May 28, 2007

Tu me dis vous, je te dis tu... la double-norme.

Thème : Tutoiement/vouvoiement au lycée.


"Il est indispensable que les enfants vouvoient les professeurs et il est préférable que les professeurs ne tutoient pas les élèves, au lycée, pour que chacun soit à sa place" Ministre de l'Education Nationale, printemps 2007.

"La politesse n'inspire pas toujours la bonté, l'équité, la complaisance, la gratitude; elle en donne du moins les apparences et fait paraître l'homme au-dehors comme il devrait être intérieurement." La Bruyère, Les Caractères.


Vous en avez entendu parler comme moi, notre nouveau Ministre sait que des élèves tutoient des enseignants quelque part et ne trouve pas cela souhaitable.

Personnellement cela me surprend, jamais l'un des mes élèves ne m'a tutoyée sauf confusion passagère. Cela est en effet déjà arrivé 2 ou 3 fois quand j'ai assuré des cours de mise à niveau informatique à des élèves de seconde que je n'avais pas du tout par ailleurs, et ils en étaient à chaque fois très confus s'excusant spontanément immédiatement. Une fois de plus d'ailleurs c'est intéressant d'observer que c'est dans une situation où le cadre est plus lâche : petit groupe, salle informatique, pas identifiée ici comme un professeur qui dispense les savoirs d'une matière classique... que le tutoiement peut survenir.

Je ne connais à ce jour aucun collègue se faisant de gré (par idéologie fraternelle et égalitaire) ou de force (car étant complètement débordé) tutoyer par ses élèves.

Bref de mon point de vue, le problème ne se pose pas ou alors dans quelques établissements bien précis dont il ne faut pas déduire une loi générale sous peine d'entretenir la confusion que l'on dit vouloir combattre.

Je me suis donc demandé mais où donc les élèves tutoient-ils en masse leurs professeurs ? Et j'ai trouvé !

Et comme par contre je vous tutoie à l'oral lors des cours, des TD mais jamais dans les moments de nécessaire distanciation (évaluations, bulletins, mémo/mails...) je me pose la question suivant : serait-il préférable que j'étende le vouvoiement à tous les échanges ? J'ai donc fait une toute petite enquête auprès des élèves de sciences politiques.


Le problème de "la dictature du tu" existe et se pose d'une façon générale... mais à Québec ! Un reportage très intéressant d'Emilie Dubreuil du 15 avril 2006 :


Au Québec, le tutoiement est devenue la norme

Quels sont les résultats du questionnaire ?

Vous ne m'aidez guère... car la grande majorité opte pour le tutoiement. Je pourrais me dire que le problème est résolu. Mais 5 d'entre vous seraient plutôt pour le vouvoiement en terminale avec des arguments que je partage et 6 d'entre vous se disent indifférents ce qui m'interroge : pourquoi donc ne prenez-vous pas position ?

Voici donc rapidement présenté le dépouillement du très court questionnaire auquel vous avez répondu. 32 élèves étaient présents.

Question 1 : Avez vous déjà tutoyé un enseignant ?
Non pour 100 % des élèves.

Précision d'un élève : « En arrivant au collège, tutoyer les pions m'avait surpris ».

Piste : Si des adultes sont tutoyés dans les établissements, ce ne sont pas en majorité les enseignants mais des adultes à l'identité encore peu définie en tant qu'adulte (jeune), et socialement/professionnellement (étudiant, élève).

Question 2 : Le tutoiement d'un enseignant à votre égard vous a-t-il déjà ennuyé, gêné ? Non pour 100 % des élèves.

Deux élèves précisent : « je vouvoie le professeur, il me tutoie c'est normal, on n'est pas des égaux ».
« Je suis élève et l'enseignant est supérieur intellectuellement, donc il a le droit ».

Piste : Les élèves ne sont pas du tout dans la confusion quant aux rôles de chacun et il y a en 2007 bien d'autres marqueurs de l'asymétrie des statuts dans une classe qu'une estrade, la blouse, ou le « vous »... Des signes beaucoup plus subtils qu'en 1968, peut être rendus imperceptibles du coup pour certains.

En particulier donc cette asymétrie dans le vouvoiement que continue de devoir l'élève à son professeur alors que lui même en retour est le plus souvent tutoyé.

Question 3 : Si vous aviez à choisir pour votre année de terminale, vous opteriez pour le tutoiement ou le vouvoiement à votre égard ?

Pour le tutoiement en terminale : 21 élèves soit 65,6 % d'entre eux.

Les quelques précisions qui apparaissent insistent toutes sur « les liens de proximité » ainsi créés ou symétriquement sur « la trop grande distance pour être en confiance » induite par le vouvoiement.

Pour le vouvoiement en terminale : 5 élèves soit 15,6 % d'entre eux.

Les 5 élèves précisent que cela ne les a jamais gêné jusque-là mais que :
« pour nous habituer à notre vie d'adulte et nous aider à mûrir et à nous sentir adulte ».
« désormais oui mais pas plus jeune ».

Pas de préférence, indifférent : 6 élèves soit 18,7% des élèves.


Au bout du compte, voilà ce que je pense pour l'instant :

Je ne suis pas pour la confusion des rôles ou pour faire accroire à une égalité à travers un tutoiement généralisé. Pour une raison simple : ce n'est pas la réalité des choses. D'autre part, il est juste que vous appreniez à être considérés parfois autrement que comme des personnes, c'est-à-dire indépendamment de ce que vous êtes (d'où ma pratique du vouvoiement sur les évaluations, les appréciations, les courriers, ce blog...).

En même temps, transmettre engage aussi sa personnalité et supposer d'enrôler au moins un peu celle de ses élèves même au lycée, et je pense même de plus en plus. Car plus l'enseignement est exigeant sur ses objectifs, plus il cherche à impliquer l'élève là où autrefois il lui suffisait de réciter sans appropriation forcément. Et je ne suis pas sûre d'être dans ce registre aussi efficace avec le vouvoiement.

Enfin, si justement notre hypothèse est bonne et que cette double-norme du professeur qui tutoie et des élèves qui le vouvoient a représenté une solution pour continuer à dire l'asymétrie des statuts alors même que ses signes les plus tangibles disparaissaient après mai 68, ce serait plutôt fragiliser l'autorité des enseignants que d'imposer une apparence de symétrie.

Vouvoiement de distance et tutoiement d'empathie, je retrouve assez mes pratiques pour l'instant dans ce que décrit G. Longhi ici : Tutoiement ou vouvoiement l'essentiel est la qualité de la relation tisssée.

Une petite chose bien compliquée cette question du tutoiement et du vouvoiement qui en dit beaucoup plus sur soi que ce l'on croit, et aussi sur la société. Car à Québec, si le "tu" reste la norme, c'est que les valeurs égalitaires y dominent encore.